Du Rapid Learning vu comme un type de design pédagogique
Publié par stéphane wattier dans Design pédagogiqueAvec deux articles intéressants sur son blog e-learning Strategy, Sébastien Fraysse revient sur une définition du mal nommé Rapid Learning. Si mal nommé qu’il a pu susciter de nombreuses critiques et être assimilé à du vite fait, mal appris. Avant que, comme le souligne justement Sébastien, “presque tous les éditeurs qualifient leurs solutions de Rapid Learning, ce qui fait perdre tout sens au concept d’origine.”
D’où l’intérêt tout d’abord de considérer le Rapid Learning comme une technique de production et de rappeler les spécificités des outils : rapidité de prise en main, temps de production, coût des logiciels, migration d’un existant Powerpoint.
Du point de vue de la production, voici comment je résumerais pour ma part les principaux apports du Rapid Learning :
- Une réduction importante du temps de production des contenus et donc des coûts. On ne peut pas tous se permettre de plancher une année durant avant la mise en ligne d’une formation…
- Une équipe de production réduite au minimum. Une seule personne dans certains cas : le formateur lui-même !
- La suppression du storyboard, très chronophage et pas vraiment utile dans une équipe très réduite. Les vrais outils de Rapid Learning permettent d’intégrer le contenu directement pour obtenir un prototype sans passer par la case storyboard.
- La rapidité et la facilité des mises à jours, nécessaires pour des contenus instables bien sûr, mais pas seulement. Cela permet aussi des modifications en fonction des problèmes rencontrés au cours de la formation, dans un souci de qualité.
Dans un deuxième article, Sébastien voit le Rapid Learning comme un style pédagogique. Pour ma part, je préfère parler de type de design pédagogique. Où il ne s’agit pas en effet de produire de longs modules, des cours, mais des ressources. Ces ressources ont pour vocation d’apporter en temps voulu l’information nécessaire pour la réalisation de tâches complexes (apprentissage par projet, études de cas, etc.), mais également dans le cadre d’apprentissages plus informels.
Mais là aussi, on risque de trouver autant de conceptions que de concepteurs

